L’aéronautique, l’un des premiers élus du grand emprunt
Catégorie : Général | Le 27 juin 2011Ces 35 milliards sont investis dans les universités et la recherche publique, mais aussi privée. L’aéronautique est l’un des premiers servis.
Le secteur aéronautique va recevoir 1,5 milliard d’euros du grand emprunt, auquel s’ajoute un demi-milliard pour l’Espace. La signature lors du Bourget par le président de la république des conventions au titre des investissements d’avenir avec les industriels donne le feu pour les premiers versements.
Quatre grands projets ont été retenus : l’hélicoptère du futur (300 millions d’euros), les fuselages en matériaux composites (105 millions), les moteurs moins gourmands en carburant (155 millions), le projet X4 d’hélicoptère lourd de 4 tonnes et successeur du Dauphin (250 millions). D’autres programmes vont s’ajouter à cette première liste : l’avionique modulaire, l’avion plus électrique, l’A350 XWB…
Sur les aides directement consacrées à l’aéronautique, un peu plus de la moitié se fera sous forme d’avances remboursables pour les programmes à finalité commerciale et le solde sous formes de subventions dès lors où il s’agit de développements ou de démonstrateurs technologiques.
Chaque projet est dirigé par un chef de file. Pour l’hélicoptère du futur, Eurocopter est leader entouré de ses partenaires comme Turbomeca (pour la turbine), Sagem et Thales pour l’avionique.
Les PME bénéficieront également de ces aides financières, soit en tant que fournisseurs, ou partenaires directs des programmes financés. « Les premiers versements aux industriels devront se faire avant la fin de l’année, le temps de finaliser les contrats en termes d’objectifs et de calendrier. Cet argent va permettre d’aller environ deux fois plus vite », explique Denis Maugars, PDG de l’ONERA qui agit comme l’opérateur du grand emprunt pour le secteur aéronautique.
Le grand emprunt a été particulièrement généreux avec la filière hélicoptère : 550 millions d’euros lui sont alloués, dont 315 millions pour Eurocopter. L’objectif : financer des briques de technologies pour développer des démonstrateurs (avionique, pale, éléments de structure, systèmes et propulsion) afin de préparer l’hélico du futur. Son nom de code : X4, une machine appartenant à la classe des 4-5 tonnes (Dauphin). Elle devra faire une rupture radicale pour mieux s’intégrer dans le trafic, être beaucoup plus silencieuse, consommer moins de carburant (au moins 20 % d’économie visée).
