Emprunt National : les pistes syndicals

Catégorie : Général | Le 12 octobre 2009

Universités, maisons de retraite, bâtiment, formation, recherche et développement… Les représentants des salariés ciblent les «secteurs d’avenir» à privilégier.

Xavier Darcos et Éric Woerth reçoivent ce lundi pendant deux jours syndicats et patronat pour recueillir leurs idées sur les «secteurs d’avenir» qui seront financés par l’emprunt national annoncé par Nicolas Sarkozy. «Ces rencontres sont tournées vers l’écoute des organisations», justifie l’entourage du ministre du Travail.

François Chérèque, accompagné de Gaby Bonnand, secrétaire national chargé des questions économiques à la CFDT, ouvrira le bal des consultations. «Cet emprunt n’a d’intérêt que s’il vise à financer des dépenses d’investissements qui préparent vraiment l’avenir, comme la modernisation des universités, une meilleure complémentarité entre recherche privée et recherche publique, le développement du fret ferroviaire, explique Gaby Bonnand, le M. Emprunt. Mais, compte tenu du déficit public, il y a un risque qu’il serve aussi à financer des dépenses courantes.»

La CFDT va relever «le manque de cohérence et de coordination» des outils créés pour accompagner la sortie de crise : le fonds stratégique d’investissement (FSI), les États généraux de l’industrie, lancés jeudi, le fonds Oséo-Anvar de soutien aux PME. «Cette profusion n’aide pas à la compréhension du grand public», ajoute Gaby Bonnand.

C’est Jean-Claude Mailly qui dévoilera ensuite aux ministres du Travail et du Budget les desiderata de son organisation. «Il faut veiller à ce que les plus aisés n’en profitent pas», explique le patron de FO, qui cible des pistes de financement «économiques (stratégie industrielle, recherche, innovation) et sociales (dépendance, formation et retraites)». Jean-Claude Mailly propose ainsi de consacrer une partie des recettes de l’emprunt au fonds de réserve des retraites, créé en 1999 pour alléger le besoin de financement du régime général dès 2020 mais aujourd’hui fort peu alimenté.

Xavier Darcos et Éric Woerth finiront aujourd’hui leur tour de table avec Bernard Van Craeynest, le président de la CFE-CGC. Pour lui, «un effort exceptionnel des pouvoirs publics se justifie d’autant plus que le fossé se creuse entre les États-Unis et la France dans la recherche-développement innovation, notamment dans les Ntic, les biotechnologies». Le patron de la centrale des cadres propose que le grand emprunt serve à «porter immédiatement l’effort en matière de recherche à 3 % du PIB». Il espère qu’il servira aussi à financer des «dépenses sociales porteuses d’avenir», comme la rénovation des structures d’accueil pour personnes âgées dépendantes, l’accompagnement des salariés licenciés ou la réindustrialisation du territoire.

La CGT ayant choisi de pratiquer la politique de la chaise vide, c’est Jacques Voisin qui clôturera demain le bal des consultations syndicales. Bien que « dubitatif sur l’intérêt de recourir à un emprunt», le président de la CFTC militera pour financer « rois types de dépenses de réponse immédiate à la crise tournées vers l’emploi». À court terme, il demande que des fonds soutiennent l’activité dans le bâtiment, via «un plan de construction de campus étudiant ou de maisons de retraite». Il suggère de favoriser à moyen terme de nouvelles recherches en matière de développement durable, comme «la culture du chanvre», notamment pour la construction . Et qu’un effort soit fait à long terme en direction de la « recherche tous azimuts» et de la formation des salariés. «Il ne faudrait pas que cet emprunt bénéficie encore aux plus aisés», prévient Jacques Voisin, «inquiet» de la charge que fera peser le grand emprunt sur le déficit. Et donc de l’ardoise qu’il laissera aux générations futures…

Source : LeFigaro

La commission du grand emprunt rendra son rapport le 10 novembre

Catégorie : Général | Le 9 octobre 2009

La Commission sur le grand emprunt, co-présidée par les deux anciens premiers ministres, devrait remettre ses conclusions au président de la République le 10 novembre. D’ici là, les 22 membres et cinq rapporteurs, réunis chaque mercredi matin en session plénière à l’hôtel de Marigny, auront mené plus d’une centaine d’auditions tournant autour de trois thèmes: l’économie de la connaissance, la transition écologique, et la compétitivité des entreprises. Pas de catalogue de projets à attendre façon rapport Attali mais la définition de grandes orientations pour le financement des investissements du futur: secteurs concernés, critères de sélections des projets, méthode de mise en œuvre…

Grand emprunt national : le Club des villes cyclables propose ‘d’investir dans le vélo’

Catégorie : Général | Le 8 octobre 2009

Le président du Club des villes et territoires cyclables Jean-Marie Darmian a proposé le 6 octobre qu’une partie du grand emprunt national, annoncé par Nicolas Sarkozy pour 2010, serve à financer des projets visant à développer le vélo.

 »Le grand emprunt national doit encourager l’usage du vélo en soutenant l’investissement dans les infrastructures cyclables, les services – stationnement vélo, location longue durée et libre-service, entretien et réparation…-, ainsi que les innovations numériques qui accompagnent l’essor des nouvelles mobilités alternatives à la voiture solo », a déclaré M. Darmian, à la veille du Congrès du Club des villes et territoires cyclables qui réunira à La Rochelle, les 7, 8 et 9 octobre, plus de 500 participants.

Selon lui, les retombées économiques directes du vélo en France seraient actuellement 9 fois supérieures  »à l’effort public – Etat et collectivités territoriales – en faveur du vélo ». Ces retombées économiques directes représenteraient 4,5 milliards d’euros pour un effectif de 35.000 emplois tandis que l’effort public s’élèverait à 500 millions d’euros par an, selon l’étude  »l’économie du vélo » réalisée par INdiggo/Altermoda pour le compte notamment d’Atout France, et publiée en septembre 2009.

 »Investir dans le vélo, aux côtés des collectivités territoriales, est un accélérateur efficace du changement de nos comportements de mobilité et un levier puissant au regard de l’économie », a souligné Jean-Marie Darmian.

Grand emprunt national : au tour de la recherche

Catégorie : Général | Le 7 octobre 2009

Valérie Pécresse présente aujourd’hui à la commission Juppé-Rocard une série de projets éligibles au futur grand emprunt national. Ces programmes associeront la recherche fondamentale publique à des industriels.
Ce sont des programmes tournés vers les besoins de la société française. A chaque fois que possible, ils associent la recherche publique avec des partenaires industriels. » Valérie Pécresse présente aujourd’hui une série de projets à la commission Juppé-Rocard en charge de sélectionner les chantiers qui seront financés par le futur grand emprunt national. Pour tenter de profiter de cette nouvelle manne, dont le montant n’est toujours pas fixé, la fine fleur de la recherche académique et industrielle française se bousculait, hier, rue Descartes. En principe, les deux anciens Premiers ministres devraient examiner « avec un oeil favorable » toutes les propositions censées améliorer la compétitivité et la capacité d’innovation de l’industrie hexagonale.
Sans surprise, les projets retenus par Valérie Pécresse sont inscrits dans trois domaines principaux : science du vivant-santé, climat-énergie-transports et technologies de l’information et de la communication. Il s’agira, en fait, de donner un coup de pouce financier à des développements « tournés vers le marché » et bénéficiant d’un retour sur investissement rapide pour la collectivité. « Un levier pour l’éco­nomie »,résume la ministre de la Recherche.

Le gouvernement présente 29 projets pour la recherche

Catégorie : Général | Le 6 octobre 2009

Le gouvernement a réuni mardi matin des hauts responsables de la recherche en France afin de présenter 29 projets de financement dans le cadre du grand emprunt national annoncé par Nicolas Sarkozy pour 2010.

« Je souhaite que nous utilisions l’opportunité exceptionnelle du grand emprunt pour faire faire un saut technologique à notre pays », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse à l’ouverture d’un séminaire de réflexion réunissant chercheurs et représentants du monde économique.

Les grands axes du séminaire ont été définis au cours de l’élaboration d’une stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI), à laquelle ont participé quelque 600 chercheurs.

Les trois domaines prioritaires identifiés sont la santé et les biotechnologies, l’environnement et les écotechnologies, ainsi que l’informatique, la communication et les nanotechnologies.

« Nous devons casser les barrières artificielles entre le public et le privé », a aussi souligné Valérie Pécresse. Aucun espace propre n’a été réservé aux sciences humaines et sociales (SHS) car « elles doivent irriguer l’ensemble des domaines de recherche identifiés », a déclaré pour sa part la présidente du comité de pilotage de la SNRI, la sociologue Danièle Hervieu-Léger.

Si l’accent est mis sur la recherche partenariale entre le public et le privé et la création de ponts entre la recherche et l’innovation industrielle, le comité de pilotage a néanmoins réaffirmé « la centralité de la recherche fondamentale ».

Au total, 29 propositions ont été couchées sur le papier. On y trouve par exemple la « dotation en capital de dix fondations adossées à des pôles d’excellence de soins, de recherche et de valorisation sur les grands défis de la santé publique« .

Devraient aussi être financés dans le cadre du grand emprunt des observatoires de l’environnement pour mieux comprendre les interactions entre la faune, la flore et l’être humain ou encore la modélisation des écosystèmes grâce au renforcement des traitements de données.

Le séminaire doit permettre de hiérarchiser les 29 projets retenus, que Mme Pécresse présentera mercredi à la commission Juppé-Rocard sur le grand emprunt national, a-t-on appris auprès du ministère.

Source : AFP

Le grand emprunt ne sera pas ouvert aux particuliers

Catégorie : Général | Le 5 octobre 2009

L’ancien Premier ministre a affirmé sur la radio BFM que le grand emprunt serait souscrit en priorité par les intermédiaires financiers et non les particuliers . « Les conditions de financement sur les marchés sont assez bonnes sur les marchés mais cela coûterait trop cher de faire appel aux particuliers ».

De plus, celui-ci estime que son montant ne devrait pas dépasser 20 milliards d’euros en 2010.

Alors quel est l’intérêt d’un nouvel emprunt si on ne fait pas participer les français à son processus ?

Grand Emprunt : les pistes du Medef

Catégorie : Général | Le 5 octobre 2009

Le Medef a finalisé les propositions qu’il soumettra à la commission Juppé-Rocard chargée de définir les priorités d’investissements du grand emprunt national.

Sept principes ont guidé la réflexion des chefs d’entreprise

  • Systématiser les coopérations public-privé
  • Assurer un retour sur investissement à un horizon 10-15 ans
  • Favoriser les programmes transversaux sectoriels
  • Créer des agences dédiées à la gestion des programmes
  • Renforcer les fonds propres des pme-eti
  • Se focaliser sur les filières d’avenir : écotechnologies, biotechnologies, infotechnologies
  • Investir dans les infrastructures productives (numérique, logistique, transport multimodal)
  • Développer des campus supportant des filières d’avenir
  • Conditionner la mise en place de l’emprunt à la réduction de la dépense publique
  • L’organisation ne se prononce pas, à ce stade, sur un montant idéal de capitaux à lever. Mais ses responsables jugent qu’une fourchette de 15 à 30 milliards d’euros, bien employés, pourrait suffire à stimuler la compétitivité de l’économie française.

Non au Grand Emprunt

Catégorie : Général | Le 2 octobre 2009

59% des Français et 54% des patrons des TPE affirment être opposés au lancement d’un grand emprunt selon un sondage Opinion Way.
Et vous êtes vous pour ou contre ce grand emprunt ?

100 milliards d’euros seraient « beaucoup trop » selon Eric Woerth

Catégorie : Général | Le 28 septembre 2009

Le ministre du Budget Eric Woerth a estimé dimanche sur France 5 que 100 milliards d’euros seraient « beaucoup trop » pour le grand emprunt annoncé en juin par Nicolas Sarkozy et qui doit être lancé l’an prochain. Interrogé sur le montant de cet emprunt lors de l’émission C politique, M. Woerth a déclaré qu’il « avait entendu des chiffres saugrenus ». En réponse à l’éventualité d’un emprunt de 100 milliards d’euros, il a répondu : « c’est beaucoup trop ».

Airbus veut que l’aéronautique bénéficie du grand emprunt

Catégorie : Général | Le 25 septembre 2009

Airbus, filiale d’EADS, souhaite que la filière aéronautique bénéficie du grand emprunt qui sera lancé en 2010 par le gouvernement français, déclare le directeur général du constructeur aéronautique, Fabrice Brégier, dans une interview au Figaro.

« Nous estimons qu’il faudrait mobiliser 800 millions à un milliard d’euros sur six ans en plus de ce que les industriels investissent déjà afin d’être prêt à l’horizon 2015 à lancer la nouvelle génération d’avions civils », précise-t-il.

« La France doit être le moteur dans cette action. Il s’agit autant d’un enjeu environnemental que d’un enjeu de compétitivité », ajoute Fabrice Brégier.

L’argent obtenu servirait au financement de nombreuses PME innovantes, selon le dirigeant, dont les budgets de recherche ont été réduits en raison de la crise.

Il s’agit pour la filière aéronautique européenne de préserver son avance technologique face à la concurrence, notamment celle de la Chine qui devrait lancer son gros-porteur C 919 d’ici 2015-2020.

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